Tu as trouvé un value bet à EV +8%. Question : tu mises combien ?
- Trop peu (1€ sur 1000€ bankroll) → tu battras jamais l'inflation.
- Trop (500€ sur 1000€) → une série de losses te ruine avant que la math ne joue en ta faveur.
Le critère de Kelly donne la mise optimale mathématiquement, celle qui maximise la croissance de ta bankroll à long terme.
La formule
f* = (b × p − q) / b
Où :
f*= fraction de bankroll à miserb= cote décimale − 1 (le "profit ratio")p= probabilité estimée de gagnerq= 1 − p (probabilité de perdre)
Exemple : PSG vainqueur, cote 2.10, prob estimée 55%.
- b = 2.10 − 1 = 1.10
- p = 0.55, q = 0.45
- f* = (1.10 × 0.55 − 0.45) / 1.10 = 0.14 → mise 14% de la bankroll
Kelly full est trop violent
En théorie, Kelly full maximise la croissance. En pratique, il génère des drawdowns de −40% à −60% que la plupart des gens ne supportent pas psychologiquement — et qui suffisent à casser une bankroll si les estimations de probabilité sont un peu trop optimistes.
Solution : Kelly fractionné (¼ ou ½). Tu prends la même formule mais tu divises la mise par 4 ou 2.
Sur l'exemple : au lieu de miser 14%, tu mises 3.5% (Kelly ¼). Résultat : croissance à long terme divisée par 2 seulement, mais drawdown max divisé par 4.
Ce que TIPSTA utilise
Kelly ¼ par défaut en mode paper. Palier P1 = bankroll 1000€, mise max ~3-5% par pick. Ça donne ~30-50€ par pick, avec un drawdown max théorique de 15-20% sur une série de losses.
En mode live_micro (P2), on démarre avec Kelly ⅛ pour être encore plus conservateur les premiers 30 picks — le temps de valider que les probabilités estimées collent bien à la réalité.
À retenir
- Kelly full = mathématiquement optimal mais psychologiquement insupportable.
- Kelly ¼ = le sweet spot pour la plupart des parieurs.
- Toujours miser moins que Kelly, jamais plus. La ruine est irréversible.
- Sur un pari à EV négatif, Kelly = 0 (formule donne un nombre négatif) — donc ne mise pas.